BUREAU MAZARIN en marqueterie de laiton sur...

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BUREAU MAZARIN en marqueterie de laiton sur...

BUREAU MAZARIN en marqueterie de laiton sur fond d’écaille brune et placage d’ébène. De forme rectangulaire, il ouvre à six tiroirs répartis en deux caissons, centrés d’une niche en retrait ouvrant à un vantail, et au dessus de ce dernier à un tiroir. Les montants à sections carrées, en contrefort reposent sur huit pieds gainés, réunis par deux entretoises en « X ».
Un motif quadrilobé souligné de fleurs de lys stylisées centre le dessus. Les filets composés réunissent deux autres motifs d’enroulements d’acanthe et de grappes de pampres. L’ensemble est encadré d’un double filet, formant l’encadrement, intercalé de palmettes. Les côtés, les façades des tiroirs et le vantail présentent chacun des cadres formés par des filets, aux motifs centraux d’enroulements d’acanthe et de formes géométriques. Certains motifs forment les entrées de serrure. Les entretoises et les pieds sont également à décor de marqueterie.
Ornementation de bronzes : lingotière sur trois côtés, bagues et pieds en forme de poire inversée.

Attribué à Alexandre-Jean Oppenordt - Ébéniste ordinaire du Roi (1639-1715)
Vers 1690-1700

(Restaurations d’usage, petites alaises de l’encadrement du dessus ; sous la lingotière)

Haut. : 82,8 cm, Larg. : 130,3 cm, Prof. : 73,8 cm

Provenance :
- Ce bureau Mazarin est issu d’un achat dans les années 1950, par la famille actuelle.
- Pierre Verlet l’étudie dans les années 1951 dans la maison familiale.
- En 1953 il est présenté au catalogue de Maître Maurice Reins.
- En 1964 il figure dans le film « Angélique, Marquise des Anges »
- En 1964 ou début 1965 il est restauré dans un atelier dans l’Oise, par la famille.

Le bâti est en chêne sur quartier (à cœur) et les tiroirs sont montés en noyer.

Note : Certains motifs de marqueterie sont à rapprocher, voir identiques, des deux bureaux Mazarin en partie et contre-partie, livrés pour le Roi Louis XIV, à Versailles en 1685, par Oppenordt. Cette paire de Mazarin a été commandée par les Bâtiments du Roi pour le Cabinet ou le Roi écrit (actuelle pièce des bains de Louis XVI). L’un est conservé au Métropolitain Museum de New-York et le second est en restauration, au domaine national de Versailles (acquis en novembre 2015, grâce au mécénat d’AXA et de la Société des Amis de Versailles).
Alexandre-Jean Oppenordt est né dans les années 1639, il est originaire de la région de Gueldre (Flandre). Il émigre en France dans les années 1655-1660, il fait son apprentissage avant 1668 dans l’atelier de César Campe qui est lui-même ébéniste du Garde Meuble de la Couronne. Il est naturalisé par lettre enregistrée à la Chambre des Comptes ; le 22 octobre 1679 « cité « compagnon menuisier en ébène ». L’Enclos du Temple fût son premier atelier à Paris, le 18 mars 1684, il reçoit un brevet de logement aux galeries du Louvre, puis un second logement. En 1691, il est rue Champfleury, dans une maison appartenant au Roi, dans laquelle il installe deux ateliers. Il option le titre d’ébéniste Ordinaire du Roi en 1684, titre qu’il conservera toute sa vie. Les Comptes des Bâtiments du roi témoignent certaines livraisons célèbres : Les médaillers pour le Cabinet des médailles du Roi en 1684 et 1686, Le bureau pour le Cabinet des curiosités en 1684, Le parquet de la Petite Galerie de Versailles en 1686. Sur des dessins de Berain, il travaille également pour Louvois. La commode en sarcophage conservée à la Wallace Collection à Londres est une œuvre d’Alexandre-Jean Oppenordt sur les dessins de Berain.
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