CAMILLE DEMESMAY, 1844

Lot 14
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CAMILLE DEMESMAY, 1844

LES PRINCESSES LOUISE ET MARIE D’ORLÉANS
Filles de Louis-Philippe Ier, roi des Français On reconnait, assise à droite, la princesse Louise d’Orléans (ill.A), reine des Belges, et debout à gauche sa sœur cadette, la princesse Marie d’Orléans (ill. B), duchesse Alexandre de Wurtemberg.
Le fauteuil sur lequel est assis la princesse Louise, de style néogothique, évoque le mobilier de l’atelier de sculpteur de la princesse Marie d’Orléans au palais des Tuileries (conservé en partie au musée du Louvre et dans les collections de S.A.R. le Prince Karl, Duc de Wurtemberg, au château d’Altshausen (Bade-Wurtemberg)

Plâtre (Traces d’accidents et de restaurations) Ht. : 47,9 cm ; L. : 33,7 cm ; Prof. : 33,9 cm Exceptionnel et inédit, ce portrait collectif des deux filles du roi Louis-Philippe, dont on ne connaît pas à ce jour d’équivalent, témoigne de la complicité qui unissait les deux sœurs et du talent trop méconnu de Camille Demesmay à qui on doit les frontons de… du palais du Louvre. Louise d’Orléans (1812-1850), fille aînée du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie, elle épousa en 1832 le premier roi des Belges, Léopold de Saxe-Cobourg, le couple eut quatre enfants. D’un esprit très vif, la reine Louise a laissé une correspondance abondante qui ne manque de causticité sur ses contemporains, elle n’aura de cesse de faire reconnaître son père comme roi des Français par les cours européennes. Elle s’adonna au dessin avec un certain talent.

Marie d’Orléans (1813-1839), naquit un an après sa sœur Louise, élève du peintre Ary Scheffer, elle fut la première femme sculpteur de l’époque romantique. En 1837, elle épousa le duc Alexandre de Wurtemberg, dont elle eut un fils, malheureusement atteinte de tuberculose et victime d’un incendie dont elle ne se remit pas, elle fut emportée en 1839 à l’âge de vingt-six ans.
Une exposition lui fut consacrée au musée du Louvre en 2008.
Le musée parisien de la Vie Romantique, ancien atelier-résidence d’Ary Scheffer, lui consacre une salle.
Les portraits peints et sculptés de la princesse Marie d’Orléans sont très rares.

Camille Demesmay (1815-1890), sculpteur et peintre français, il exposa au Salon de 1838 à 1863, en 1872 il fut nommé directeur de l’Ecole des Beaux-arts de Besançon et en 1874, il devint conservateur du musée de Besançon auquel il fit don d’une partie importante de son œuvre. Spécialiste des portraits en marbre et en plâtre de personnalités, on lui doit trois bas-reliefs, dont l’ « Enlèvement d’Europe », sur la façade de l’aile de Flore et plusieurs statues situées au niveau de l’attique du Pavillon des Etats au palais du Louvre. Le musée du château de Versailles conserve de lui les bustes en marbre du duc de Rovigo et du général Bertrand.
Il exécuta également la statue de Mlle de Montpensier, de la série des « Reines de France et Femmes illustres » du jardin du palais du Luxembourg à Paris.

Ill. A : Joseph Désiré Court, portrait de la reine Louis d’Orléans, reine des Belges, vers 1835, musée Condé, Chantilly, inv. PE 451.
Ill. B : Jean-Baptiste Isabey, portrait en miniature de Marie d’Orléans, duchesse de Wurtemberg, 1837, musée Condé, Chantilly, inv. PE 424 A..
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