CAIN Auguste (1821-1894)

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CAIN Auguste (1821-1894)

«Echassier se nourissant de grenouilles» Epreuve en bronze à patine brune, signée et datée 1849. Porte la mention «Fondu par E. Gonon». Haut.: 59 cm. Ce bronze très politique illustre la période d'exil de la Famille d'Orléans et les problèmes de la République. La petite grenouille faisant le salut militaire est peut être une allusion à un événement particulier: en 1889, l'effondrement du Boulangisme rejaillit sur le comte de Paris qui sort discrédité de son soutien au «général revanche». Tandis que le prétendant s'enferme de plus en plus dans la tristesse, en France, certains royalistes cherchent donc à mettre en avant son fils aîné, dont la popularité n'a nullement été entamée par l'affaire Boulanger. Or, en 1890, le «duc d'Orléans» atteint l'âge de vingt et un ans, ce qui devrait théoriquement l'obliger à réaliser son service militaire en France, s'il n'était pas exilé. Arthur Meyer, directeur du journal conservateur Le Gaulois, et le duc de Luynes imaginent donc de le convaincre de rentrer illégalement en France afin d'y demander officiellement à la République la permission d'effectuer son service. Le jeune homme accepte immédiatement la proposition et cela sans en demander la permission à son père14. La fable de la Fontaine Les Grenouilles qui demandent un Roi Livre III - Fable 4 Les grenouilles se lassant De l'état démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique. Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique: Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant, Que la gent marécageuse, Gent fort sotte et fort peureuse, S'alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau. Or c'était un soliveau, De qui la gravité fit peur à la première Qui, de le voir s'aventurant, Osa bien quitter sa tanière. Elle approcha, mais en tremblant; Une autre la suivit, une autre en fit autant: Il en vint une fourmilière; Et leur troupe à la fin se rendit familière Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi. Le bon sire le souffre et se tient toujours coi. Jupin en a bientôt la cervelle rompue: «Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.» Le monarque des dieux leur envoie une grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir; Et grenouilles de se plaindre. Et Jupin de leur dire:«Eh quoi? votre désir A ses lois croit-il nous astreindre? Vous avez dû premièrement Garder votre gouvernement; Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire Que votre premier roi fut débonnaire et doux De celui-ci contentez-vous, De peur d'en rencontrer un pire
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